Vœux européens pour 2012 : Joyeuse récession et bonne année !

Posted on 8 janvier 2012

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Discours de fin d’année, vœux pour 2012, apparition télévisée solennelle ou simple tweet… Les dirigeants européens ont sacrifié à l’exercice de com’ pour le passage en 2012. Malgré toutes sortes d’efforts de jovialité, la crise de l’euro n’était jamais bien loin.

A tout seigneur tout honneur, commençons par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui a dégainé en premier via trois vidéos diffusées sur Internet (en françaisanglais et néerlandais). Il insiste sur la mobilisation sur le thème de l’emploi, thème central du sommet européen du 30 janvier : « Un grand défi, puisque une croissance zéro (est prévue en 2012) dans la plupart de nos économies, et certaines seront même en récession ». Touche personnelle : Herman nous apprend qu’il a « fêté Noël pour la première fois avec sa petite fille ».

Allemagne. Plongée dans une pénombre étrange, Angela Merkel s’est voulue optimiste : « L’Allemagne va bien… même si l’année prochaine sera sans aucun doute plus difficile que 2011 ». Raté. Une note d’espoir tout de même : « Au bout de ce chemin, néanmoins, l’Europe ressortira plus forte de la crise qu’elle n’y est entrée. »


Belgique. 
En plus de vœux classiques, le nouvellement élu Elio di Rupo a salué 2012 de deux sympathiques tweets, accompagnés de sa frimousse enfantine (!). Il a été retweeté 47 fois en flamand, 17 fois en français.

Voeux d'Elio di Rupo sur Twitter

France. Nicolas Sarkozy a longuement évoqué la crise, sans oublier les petits camardes européens. Elle a « entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l’Espagne et même l’Italie. » Il ajoute : « Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent » (Clin d’oeil appuyé aux électeurs, NDLR).

Grèce. Lucas Papademos s’est contenté d’un communiqué, pas franchement euphorique, et pour cause. « Une année très difficile s’en va, marquée par des mesures nécessaires mais douloureuses (…). Une année très difficile arrive. Nous devons poursuivre avec détermination l’effort (…) pour que la crise ne conduise pas à une faillite désordonnée et catastrophique. Pour que nous restions dans l’euro ».

Italie. Pour son traditionnel message, le Président de la République italienne Giorgio Napolitano n’y est pas allé par quatre chemins : »Personne, aucun groupe social, ne peut se soustraire aujourd’hui à l’engagement de contribuer à l’assainissement des comptes publics afin d’éviter l’effondrement financier de l’Italie (…) Les sacrifices ne seront pas inutiles, spécialement si l’économie recommence à croître ».

Royaume-Uni. David Cameron est finalement le seul à se réjouir vraiment de l’arrivée de 2012 : « Ce sera l’année où la Grande-Bretagne voit le monde et où le monde voit la Grande-Bretagne », s’enflamme-t-il. « Les mois à venir apportent le spectacle mondial des Jeux Olympiques, et la gloire du jubilé de diamant ». Elizabeth II fêtera en effet ses 60 ans au pouvoir, du 2 au 5 juin.

Mais le plus drôle reste Viktor Orban : le premier ministre hongrois s’est bien lâché pour clore 2011.

Avez-vous repéré d’autres voeux de chefs d’Etat européens ? Postez-les en commentaire !

Et bonne année 2012 ! (quand même).

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Posted in: Actu européenne